2017 PARÉIDOLIE

  • MICHEL AUBRY,
  • Victoire Barbot,
  • WERNER BÜTTNER

26.08.2017 - 27.08.2017 Vernissage 26.08.2017



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 A l’occasion de Paréidolie, La galerie Eva Meyer rassemble les oeuvres de trois artistes : Michel Aubry (Fr), Werner Büttner (De), Victoire Barbot (Fr).

Trois générations confondues pour questioner la pratique du dessin au sein de la création artistique contemporaine. Au delà du dessin préparatoire, le dessin fait oeuvre et devient pour chacun un moyen d’expression particulier, qui accompagne un opus de peintures, de sculptures ou de formes.
Au delà d’un complement ou d’un ajout, le dessin devient une partie de l’oeuvre voire un état de celle-ci.

Werner Büttner (1954, Jena, De) est un peintre, lithographe, sculpteur et poète. Il débute sa pratique au milieu des années 70 en autodidacte. Jusqu’en 1990, il collabore régulièrement avec Georg Herold, Martin Kippenberger ou Albert Oehlen. Werner Büttner devient par la suite professeur à Hambourg et continue de produire avec énergie : on dénombre plus de 300 oeuvres jusqu’à présent.
De la fin des années 80 au début des années 2000, Büttner dessine deux séries d’oeuvres intitulées “Les désastres de la démocratie”, en référence aux désastres de la guerre de Goya. Chaque dessin assène un message, un regard caustique sur la société “démocratique” dénoncée par l’artiste.
Büttner insiste en donnant à chaque oeuvre un titre devenant clé de lecture. L’interprétation se joue en filigranne, l’artiste laisse libre court à chacun d’y décerner son propre message.


Michel Aubry
(1959, Fr) développe un corpus qui n’a de cesse de mettre en jeu des oeuvres emblématiques de la modernité artistique, littéraire, architecturale ou cinématographique. A partir d’une table de conversion, rédigée en 1992, Michel Aubry s’attache à mettre en musique une série d’oeuvres, faisant appel aux figures tutélaire de son propre “Panthéon” tel que Beuys, Rodchenko, Rietveld ou encore Le Corbusier. Les dessins présentés accompagnent des projets ou des créations de l’artiste. Si certaines des oeuvres documentées par le dessin sont actuellement dans d’importante collection, d’autres, principalement les installations en cire, n’existent actuellement plus que sous la forme de dessin.


 


Victoire Barbot (1988, Fr), diplomée des Beaux-Arts de Paris, elle suit actuellement une résidence à Soma au Mexique.
Le travail de Victoire naît des matériaux qu’elle récupère et classe avec soin. Ces matériaux deviennent des potentiels d’action, d’activation qu’elle transforme en sculptures. L’action, la mise en mouvement de chaque partie est savament calculée par l’artiste au point de laisser certaines pièces dans un équilibre précaire. Chaque élément se voit exister sous differents états, l’oeuvre est tour à tour “déployée”, “rangée”, “mise en boite” ou “misensemble”.
Le dessin chez Victoire fait partie d’une de ces étapes, d’un moment de l’oeuvre. Toujours réalisé à posteriori, c’est également le temps où l’artiste fixe sur le papier un protocole de classification et de dévoilement des matériaux.